Sicilienne née à Casablanca, boulevard de la Résistance,
elle trouve que c’est un bon début.
À 7 ans, elle élève une poule sous la table de la cuisine,
parle aux animaux et au bord de l’océan, construit ses premiers châteaux de sable.
De 8 à 18 ans, elle vit à Nice, collectionne les galets, les peint aussi,
dessine sans relâche et de toutes les couleurs face à la mer, chante dans sa chambre à tue-tête, apprend par cœur Les Caractères de La Bruyère et dit : « Je sais pas ».

Elle se rêve vétérinaire ou religieuse, chante à l’église tous les dimanches, fort,
tellement fort que le curé la remarque.
Elle comprend finalement dans un escalier qu’elle sera comédienne !

Elle entre au Conservatoire National de Nice où Samuel Ritz sera son professeur préféré.
Deux ans plus tard, elle réussi le concours d’entrée de l’École du Théâtre National de la Criée à Marseille, une nouvelle vie commence.

À 20 ans, elle part à Bristol, où elle se passionne pour le théâtre expérimental et la danse-théâtre aux côtés de Mélanie Thompson.
De retour à Paris, Philippe Minyana l’invite à participer à un chantier d’acteurs au Théâtre Ouvert, elle y découvre le théâtre contemporain et travaille, entre autres, avec Noëlle Renaude, Claudine Galéa, Jean-Luc Lagarce, Serge Valletti, Robert Cantarella, Enzo Cormann, Michel Cerda, Catherine Beau, Eugène Durif.

En 1996, Le Repas de Valère Novarina -mise en scène Claude Buchvald, marquera le début d’une longue complicité de travail avec l’auteur.
1998, L’Opérette imaginaire créée au Quartz de Brest, sera un moment d’insouciance et de grande liberté qui se poursuivra au Théâtre de la Bastille, au Théâtre des Bouffes du Nord puis aux quatre coins du monde, aux côtés de partenaires inoubliables.
Suivront L’Origine rouge au Théâtre de la Colline, L’Acte inconnu dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes à Avignon, Le Vrai Sang au Théâtre de l'Odéon, L’Atelier volant au Théâtre du Rond-Point.

En 2004, elle écrit son premier tour de chant :
J’aime beaucoup les coquelicots, sur la fragilité, l’exil, la différence, l’enfance,
chansons mises en musique par Christian Paccoud.

En 2006, Joël Pommerat, lui confie les rôles de la petite et de la grand-mère dans Le Petit Chaperon rouge, qu’elle joue depuis, en France et à l’étranger.

En 2013, elle écrit Mon Cabaret à toi, music-hall de pacotille.
Spectacle hommage du rire aux larmes, solo où elle chante l’amour, décrit l’absence,
crie sa porosité, invente un langage, joue de l’accordéon pour son pépé…

Juillet 2015, elle joue dans Le Vivier des noms, création de Valère Novarina, au Cloître des Carmes, à Avignon.

En cours d’écriture, un one-woman-show incongru : Je sais pas ou Peut-être que j'ai dormi